Weekly Roundup 15 – Les morceaux ajoutés/expliqués du 10 Mai au 16 Mai
Voici les lyrics postées par la communauté Rap Genius France entre le 10 et le 16 Mai, elles peuvent ne pas être encore expliquées :

50 Cent - Hands Up High (Remix) (feat. Booba)
Black Kent - 7h à Toulouse (feat. Sifoor et Billy Bats)
Derka - JT De Derka N°26
Falcko – 16 Soupapes
Falcko - A3 Muzik
Falcko – Bousillé (feat. Alain 2 l’Ombre)
Falcko - Ce Monde
Falcko - Éternel
Falcko - International
Falcko – Instransférable
Falcko - J’me Sens
Falcko – J’représente
Falcko - La nuit blanche
Falcko - La Roue Tourne
Falcko - La vie de rêve
Falcko - La voix des…
Falcko - Le Chant du corbeau
Falcko – Libertad
Falcko - Ma Devise
Falcko - Microbe tout terrain
Falcko – Morceau Caché
Falcko - On meurt seul (feat. Davro’micide)
Falcko - On Ride (feat. Alain 2 l’Ombre)
Falcko - Paris va mal
Falcko – Y’a qu’un pas
Fayçal - Requiem pour encre fine (feat. Mysa & L’indis)
Joke – Django
Maître Gims - VQ2PQ
Milk Coffee Sugar - Allumez les briquets
Milk Coffee Sugar - Croire en nous
Milk Coffee Sugar - Elle(s)
Milk Coffee Sugar - Hope Anthem
Milk Coffee Sugar - Restavec
Milk Coffee Sugar - Rise up
Milk Coffee Sugar - Un peu de musique
Seth Gueko - Fric & Flics Sales
Seth Gueko - La famille
Willaxxx – Slow Mo
[Music Genius]
Vanessa Paradis - Love Songs (Album)
[Top 10 des visites de la semaine]
1 – Maître Gims – J’me tire (22,137)
2 - Maître Gims – Bella (17,574)
3 - Maître Gims – VQ2PQ (7,770)
4 - Kaaris – Binks (7,614)
5 - Maître Gims - Meurtre par strangulation (5,502)
6 – La Fouine – Ma meilleure (5,189)
7 – Booba – Kalash (4,928)
8 - 1995 – Bla Bla Bla (2,686)
9 - Kaaris – Zoo (2,634)
10 - Booba – A.C. Milan (2,555)
Weekly Roundup 14 – Les morceaux ajoutés/expliqués du 03 Mai au 09 Mai
Voici les lyrics postées par la communauté Rap Genius France entre le 3 et le 9 Mai, elles peuvent ne pas être encore expliquées :

3010 - Partiel de Punchline
ATK - Qu’est-ce tu deviens ?
Baccarat - Cicatrices (feat. Fayçal)
Bazoo - Cylindrique (ft. Vald)
Beeby Packman - Sommaire
Derka - JT De Derka N°25
Dinos Punchlinovic - Bouchées Triples (feat. Nekfeu)
Dinos Punchlinovic - Namasté
DJ Hcue - Clique Remix (feat. Kanye West, Jay-Z et Abou Tall)
Freeman - Elle chienne
Georgio – Où est mon Dieu ?
Joke - Tokyo Narita
Kaaris - Binks
Lucio Bukowski - Mon petit coin
Maître Gims - Bella
Red Cross – Rampage
Red Cross - Salle du temps
Seth Gueko - Barbeuk
Seth Gueko - Farang Seth
Seth Gueko – Freestyle Booska Bad Cowboy
Seth Gueko - Golden Shower
Seth Gueko - Partiel de Punchline
Seth Gueko - Sale temps pour un cabot
Seth Gueko - Zdededegirl
Sexion d’Assaut – Paname lève toi
Soprano & Redk – E=2MC’s (Album)
Vald - Encore
Vald - J’ai rêvé d’un verre de sang
Vald - La ive (feat. Georgio)
Vald - Spirale
[Top 10 des visites de la semaine]
1 – Maître Gims – J’me tire (24,666)
2 - Kaaris – Binks (15,668)
3 - Maître Gims – Bella (9,049)
4 - La Fouine – Ma meilleure (6,050)
5 - Maître Gims - Meurtre par strangulation (4,731)
6 – Kaaris – Zoo (4,344)
7 – Booba – Kalash (4,137)
8 - Seth Gueko – Lève les draps (3,516)
9 - Youssoupha – On se Connaît (3,335)
10 - Seth Gueko – La chatte à Mireille (3,309)
Weekly Roundup 13 – Les morceaux ajoutés/expliqués du 26 Avril au 02 Mai
Voici les lyrics postées par la communauté Rap Genius France entre le 26 Avril et le 02 Mai, elles peuvent ne pas être encore expliquées :

3010 - Freestyle 3010 pour Can I Kick It ? #3
Abdallah – Dans mon coin
Abd Al Malik - Centre ville
Abd Al Malik - Château rouge
Abd Al Malik - Dynamo (feat. Ezra Koening)
Abd Al Malik - Goodbye Guantanamo
Abd Al Malik - Ground Zero (ôde to love) (feat. Papa Wemba)
Abd Al Malik - Le meilleur des mondes (Brave new world)
Abd Al Malik - Ma jolie
Abd Al Malik - Miss America
Abd Al Malik - Mon Amour (feat. Wallen)
Abd Al Malik - Néon (feat. Matteo Falkone)
Abd Al Malik - Rock the planet
Abd Al Malik - SyndiSKAliste
Abd Al Malik – Valentin
Abd Al Malik – We are still king
Anton Serra – Chintok VS Rital (feat. Ethor Skull)
Anton Serra - Hé oui (feat. Missak)
Anton Serra - J’voulais pas (feat. Enapoinka)
Anton Serra – L’arche sans Noé
Anton Serra – La carte de l’ignorance (feat. Dico & Nadir)
Anton Serra – Navigator
Anton Serra - Requiem pour un cauchemar
Anton Serra – Toujours le même thème (feat. Enapoinka)
Anton Serra - Why not groove
Dabaaz - Freestyle Dabaaz pour Can I Kick It ? #3
Deen Burbigo - Freestyle Deen Burbigo pour Can I Kick It ? #3
Derka – JT De Derka N°6
Derka - JT De Derka N°24
Dixon - Aquarium
Dooz Kawa - Cherche l’Amour
Fababy – Oublie ton ex (feat. Djany)
Flynt - Freestyle Flynt pour Can I Kick It ? #3
Gato da Bato – Tout est noir (feat. Booba)
IAM – Le 7
Joe Gee - Freestyle Joe Gee pour Can I Kick It ? #3
LFDV – Papa ce soir (feat. Seth Gueko, Youssoupha, Leck & Lino)
Loveni – Freestyle Loveni pour Can I Kick It ? #3
Lucio Bukowski – Amérindiens
Lucio Bukowski – Furor arma ministrat (feat. Swift Guad)
Lucio Bukowski - La légende du grand Judo
Lucio Bukowski - La noblesse de l’échec
Lucio Bukowski – Psaumes métropolitains
Maître Gims - A la base (Freestyle Subliminal Booska-P)
Nessbeal - L’histoire d’un mec qui coule
Redk – Kalash Remix
Rohff - 94 Mentale (feat. Kery James & Dragon Davy)
Seth Gueko – Lève les draps (feat. Orelsan)
[Top 10 des visites de la semaine]
1 – Maître Gims – J’me tire (25,604)
2 - La Fouine – Ma meilleure (5,273)
3 - Booba – Kalash (4,208)
4 - Maître Gims - Meurtre par strangulation (3,980)
5 - Booba – A.C. Milan (3,828)
6 – Youssoupha – On se Connaît (3,270)
7 – Booba - Jimmy (3,093)
8 - Kaaris – Zoo (2,966)
9 - Psy4 de la rime – Follow me (2,687)
10 - Kery James – Contre nous (2,434)
Interview – Rapgenius X 1995 : Paris Sud Tour.
En pleine tournée pour leur premier album "Paris Sud Minute", Fonky Flav, Sneazzy West & Hologram Lo’, trois des membres de 1995, ont accepté de répondre aux questions de Rap Genius France lors de leur date à Brest. Nous avons pu aborder avec eux la tournée, l’album, leur image, et leur vision de la musique, ainsi que la teneur de leurs futurs projets !

RGF : Salut les gars. On va commencer par parler de la tournée, puisque c’est votre actualité. Comment se passe le Paris Sud Tour ?
Fonky Flav : Mortel ! Là on est à peu près à la moitié, on est contents. On découvre plein de villes dans lesquelles on n’est jamais allés. D’ailleurs on n’était jamais venus à Brest. On attendait beaucoup du show, parce qu’on a travaillé la scénographie différemment par rapport à la tournée précédente, et on a de bons retours pour l’instant.
RGF : La prestation au Palais des Sports était une date importante dans la tournée : vous en faites quel bilan ?
Sneazzy West : C’était super ! Pour les gens, ça a été la meilleure date parisienne qu’on avait jamais faite.
Fonky Flav : On a reçu tellement de messages… Après, pour nous, c’était un gros risque, puisqu’en moins de deux ans on a joué énormément à Paris. Maroquinerie, Bataclan, Olympia, Zénith… Et du coup les gens de Paris nous ont vus mille fois ! Donc quand ils te revoient, il faut que tu leur donnes un truc différent. Le Palais des Sports est une salle un peu spéciale, dans le Sud de Paris, avec beaucoup de places assises (même si les gens ne sont pas restés assis), et avec le décor. On a énormément aimé jouer là-bas. Il y a aussi eu une captation vidéo, donc ceux qui ont raté le show pourront le revoir à la télé.
RGF : Le morceau "Souviens toi", qui raconte les expériences de votre tournée précédente, vous l’avez créé dans l’ambiance de la tournée ou plus tard en studio ?
Sneazzy West : Non, on l’a enregistré après la tournée en studio, comme tous les autres sons. Pendant la confection de l’album, en septembre et octobre 2012, on était encore en tournée, et on a enregistré le morceau à la fin de celle-ci. Même si on avait déjà imaginé le morceau pendant.
Fonky Flav : Pour nous c’était un morceau important, puisqu’en 2012, on a été sur la route toute l’année. On a vécu des trucs de ouf, et on voulait laisser une trace.
RGF : Vous avez amélioré votre show sur quels points ?
Fonky Flav : Franchement : tout ! Maintenant on a un décor sur scène, ce qu’on avait pas avant. Ce sont des gros blocs de deux mètres de haut, rétro-éclairés, qui donnent une nouvelle dimension au truc. On travaille aussi avec des professionnels, qui sont des experts chacun dans leur domaine : son, lumière…
RGF : L’année dernière, vous avez enchaîné la tournée et la sortie de l’album : est ce que ça veut dire que là, vous préparez déjà un nouveau projet ?
Fonky Flav : Non, chacun a ses projets. Et on commence à réfléchir au prochain album parce qu’on est tout le temps en activité, mais il n’y a rien de concret pour l’instant.

RGF : Comment expliquer votre proximité avec votre public ?
Fonky Flav : Je sais pas s’il faut l’expliquer, mais en tout cas on la cultive. Parce que ça nous fait kiffer de rencontrer les gens qui nous soutiennent : c’est grâce aux personnes qui viennent aux concerts et achètent nos CD qu’on est là. En plus, nos fans nous suivent depuis le début. On a un public de ouf.
Sneazzy West : À chaque fin de concert, on fait des séances de dédicace.
Fonky Flav : Les gens nous demandent : "Mais ça vous fatigue pas trop ?". Mais pour nous c’est logique : les gens sont venus transpirer devant toi pendant une heure et demi, quand tu leur dis de lever la main ils ont levé la main, donc tu peux au moins aller les remercier à la fin.
RGF : Justement, votre productivité, autant à travers les tournées qu’à travers les sorties fréquentes de sons inédits, elle est dans la nature du groupe, ou vous pensez juste que c’est indispensable pour rester sur le devant de la scène ?
Fonky Flav : Comme on est six, il y a toujours un gars dans le groupe qui a envie de faire quelque chose même si les autres sont pas trop chauds, et qui réussit à les attirer dans son délire. Le morceau "Fondation du Futur", qu’on a sorti hier [25 avril 2013, ndlr] par exemple, c’est un morceau qu’on avait fait depuis un mois et demi, deux mois, et on s’est dit que c’était le moment de le sortir. On a toujours des petits trucs sous la main.
RGF : Et cette volonté de tout faire soi-même, de créer sa propre musique, ses clips, d’organiser sa tournée, son merchandising… C’est quelque chose que vous vouliez faire dès vos débuts dans la musique, ou c’est venu en constatant que l’industrie musicale ne vous apporterait pas ce que vous vouliez ?
Sneazzy West : On avait ce désir d’indépendance. Mais après, on ne critique pas forcément le système des majors et des maisons de disques. C’est juste qu’à l’époque on n’avait aucune proposition, donc on s’est dit qu’il fallait faire les choses de la manière la plus artisanale qui soit.
Fonky Flav : Mais si quelqu’un était venu nous dire : "Les mecs, je vous paye un clip à 20.000 euros" pour "La Source", on l’aurait fait. Seulement personne nous a dit ça. Et ceux qui voulaient travailler avec nous à l’époque, il s’avère que c’était plus pour que nous, on leur donne 20.000 euros, que l’inverse. Donc on a préféré rouler notre bosse dans notre coin. Et au final, on s’est rendus compte que ce qu’on avait fait tout seuls n’avait pas trop mal marché. La première tournée, celle de "La Source", a été un succès alors qu’à l’époque on avait peu de promo. On allait dans des salles, et les organisateurs nous disaient qu’ils avaient des artistes majors qui remplissaient moins que nous, alors qu’ils étaient payés cher. Nous-mêmes on comprenait pas ce qu’il se passait ! Le public était tellement détèr’, que quand on disait sur Facebook : "On est à tel endroit tel jour", boum la salle était remplie. Donc on a vu que ça marchait bien : on a continué, et monté notre propre label. Maintenant, on gère un peu toute notre économie.
RGF : Vous êtes de plus en plus présents dans les grands médias comme M6 ou France 2 : ça vous saoule pas cette image de rappeurs "jazzys", "bons sous tout rapports", qu’on vous attribue quand vous y passez ?
Fonky Flav : Moi, je comprends pas les gens qui disent : "Ces médias-là ne connaissent pas le rap, ça pue, faut pas y aller". Parce que si t’y vas pas pour donner ta vision, alors jamais personne ne va montrer à tous les gens qui regardent ces émissions ce qu’est réellement le rap. Après, c’est clair que les médias où on est allés ne sont pas spécialistes du rap. Ce n’est pas leur passion. Mais si t’y vas pas pour dire que le rap c’est ce que tu fais, et pour le montrer avec ton clip, ils auront toujours cette image du rap que les médias aiment développer : "Le rap c’est un truc de caillera…". Donc c’est essentiel. Après, t’as toujours des clichés : "rap jazzy", pour moi, ça veut rien dire, par exemple. Mais tant que j’y vais, et que je peux dire ce que j’ai à dire tout en diffusant nos morceaux, nos clips, c’est cool !

RGF : Pouvez-vous nous expliquer la signification du titre "103" ?
Hologram Lo’ : C’est simple : c’est le BPM de l’instru.
Fonky Flav : Et il faisait à peu près 103 kilos au moment où il l’a sorti.
Hologram Lo’ : Et je le fais encore.
RGF : Les deux sons totalement instrumentaux, "103" et "C’est ça notre vie", vous aviez décidé de les mettre dès le début de la confection de l’album pour mettre encore plus en avant le travail de Lo’, ou ça s’est fait naturellement ?
Fonky Flav : "103", on s’était dit qu’on allait rapper dessus, mais on cherchait et on trouvait pas de thème. On kiffait vraiment l’instru, et on voulait pas se forcer à rapper dessus, donc on l’a laissée comme ça. Et "C’est ça notre vie", c’est l’outro de l’album. Moi, c’est un de mes morceaux préférés.
Sneazzy West : On voulait que l’outro soit entièrement musicale. Et la prod’ est tellement ouf, rien qu’avec la voix de AP, ça tue !
RGF : Quand vous avez fait le son "Réel", vous saviez que c’est celui que vous prendriez comme single ?
Fonky Flav : Oui, on le savait plus ou moins. Parce que quand on a reçu l’instru, on s’est directement dit qu’elle nous parlait, et qu’elle était assez ouverte. C’est pas une prod’ hardcore, le piano est assez joyeux et fait bouger la tête direct. Donc on savait que le morceau pouvait potentiellement avoir une grosse portée. Au final c’est pas le premier single qu’on a envoyé, puisqu’on a d’abord sorti "Flingue dessus", mais on se doutait qu’il ferait partie des singles de l’album.
RGF : Les sons type story-telling, qu’ils soient basés sur du fictif ou du réel comme dans "Pleure Salope", c’est un truc que vous pensez faire plus souvent ?
Sneazzy West : Si on a une prod’ qui s’y prête et une bonne idée, pourquoi pas ! Mais on n’en sait rien, c’est guidé par la prod’ : si on a envie de le faire on le fera, et si rien ne s’y prête on ne le fera pas.
RGF : Donc les thèmes de vos sons vous viennent principalement en écoutant d’abord la prod’ ?
Sneazzy West : Ouais, ça vient avec l’instru. Et après, c’est une réflexion de six cerveaux, des débats… Et quand on arrive à avoir un délire en commun, on fonce !
Fonky Flav : Après, on a toujours des petits bouts de textes qui traînent à droite à gauche qu’on peut réinjecter. Ou même des idées de thèmes qu’on a envie d’aborder un jour ou l’autre.
RGF : Quels sont les prochains clips prévus ?
Fonky Flav : Il y a le clip de "Bla Bla Bla" qui arrive très très vite, c’est une question de jours. On a un peu chipoté sur la fin, parce qu’il y avait des petits détails à régler et à améliorer. C’est un clip qu’on a tourné à Los Angeles, donc c’était important que tout soit parfait, c’était un gros projet. Après, on réfléchit à d’autres clips. On n’a pas d’ordre précis, mais il y a encore quelques morceaux qu’on aimerait clipper dans l’album.

RGF : Quels sont vos projets solos qui s’annoncent ?
Sneazzy West : Pour ma part, je travaille sur mon album, doucement mais sûrement. Nekfeu va sortir un album avec le S-Crew, le 17 juin.
Hologram Lo’ : Je prépare un EP avec Georgio, qui sort le 6 mai. Et un autre EP avec Areno Jaz.
Fonky Flav : Alpha Wann prépare aussi des trucs de son côté. On est tous un peu à droite à gauche, mais on annonce pas trop de dates encore.
RGF : Sneazzy, on avait entendu parler d’un rôle dans un film de Syrine Boulanouar, du collectif Le Garage : ça en est où ?
Sneazzy West : Ouais, c’est celui qui réalise la plupart de nos clips, et il a écrit un truc où j’ai le premier rôle, donc c’est cool ! Je vais m’essayer à cet exercice, je sais pas du tout si je suis bon ou pas. Si ça le fait, que j’apprécie le truc et que les gens kiffent, je continuerai peut-être à en faire. Sinon ce sera toujours une expérience !
RGF : Dans les festivals, on vous voit pas mal avec des artistes comme C2C ou Brigitte… Des collaborations hors-rap, ça vous dit?
Sneazzy West : Oui, pourquoi pas ! Après, sur un album 1995, comme on est déjà six, c’est dur d’ajouter quelqu’un. Une chanteuse sur un refrain, c’est plus facile, par exemple. C2C pour une prod’, les Brigitte pour un feat…
Fonky Flav : En règle générale, des trucs hors-rap, c’est pas un truc qui nous bloque. C’est quelque chose qu’on kiffe, parce que c’est trop bête de se cantonner au rap tout le temps, d’aller uniquement dans des festivals rap, ou de faire des interviews uniquement pour des sites de rap. C’est une réflexion qu’on a directement balayée au début : partout où on peut aller, on va. Et si des artistes hors-rap qu’on kiffe nous proposent un projet qui musicalement nous plaît, on le fera direct, c’est clair et net !

RGF : Est ce que vous êtes allés consulter le travail de nos éditeurs sur "Paris Sud Minute" ?
Fonky Flav : Ouais ! Et quand on est allés sur France 2 dans On n’est pas couché, le chroniqueur en a parlé, d’ailleurs. Moi je kiffe ! Même si il y a toujours des erreurs, quoi qu’il arrive. Par exemple, quand j’ai dû écrire le texte de "Fondation du Futur" hier pour la description YouTube, la partie d’Areno Jaz, même quand il m’expliquait, je comprenais pas ce qu’il disait, tellement c’est parfois complexe. Donc je comprends qu’il y ait des erreurs, c’est totalement normal. Mais en tout cas, c’est chanmé de faire cet effort de transcription des textes, et ça permet à des gens pas forcément initiés de mieux piger certains trucs. Donc ça défonce ! J’ai même vu qu’il y avait des artistes qui bossaient directement avec vous, ça tue !
RGF : Un son que vous auriez aimé voir expliquer quand vous étiez plus jeunes, s’il y avait eu un Rap Genius ?
Sneazzy West : "Belsunce Breakdown" de Bouga : je comprenais rien du tout à l’époque. Maintenant, je comprends un peu plus, mais à l’époque c’était trop dur. Surtout que l’accent marseillais tue le truc.
Fonky Flav : Moi les trucs du Beat de Boul : il y a des trucs où je pigeais vraiment que dalle. Avec les histoires de "ze" et tout, quand j’étais petit je comprenais pas. En plus ils parlent d’endroits que t’as jamais vus, tu sais pas de quoi il s’agit. Ou quand il parle de trucs business… Personne ne comprend ! Après, quand t’es petit, y’a plein de morceaux qui t’échappent complètement, et que tu comprends avec un peu plus de recul, plus tard. Donc il y a plein de trucs intéressants à expliquer !
Et retrouve toutes nos explications de 1995 ici : http://rapgenius.com/artists/1995 !
Ainsi que le groupe en concert :
- le samedi 11 mai à Gray
- le vendredi 17 mai à Saint-Laurent de Cuve
- le mercredi 5 et le jeudi 6 juin à Berlin
- le samedi 8 juin à Montendre
- le samedi 15 juin à Ivry
- le mercredi 19 juin à Montréal
- le samedi 29 juin à Laupheim
- le dimanche 7 juillet à Fouesnant
- le jeudi 11 juillet à Vers
- le vendredi 12 juillet à Liège
- le samedi 13 juillet à Saint-Malo du Bois
- le vendredi 19 juillet à Brive
- le samedi 20 juillet à Carcassonne
- le mercredi 24 juillet à Pau
- le vendredi 26 juillet à Six-Fours-les-Plages
- le vendredi 16 août à La-Tranche-sur-Mer
- le mercredi 11 décembre à Troyes
Weekly Roundup 12 – Les morceaux ajoutés/expliqués du 19 Avril au 25 Avril
Voici les lyrics postées par la communauté Rap Genius France entre le 19 et le 25 Avril, elles peuvent ne pas être encore expliquées :

IAM – Arts Martiens (Album Complet)
A2H – Freestyle A2H pour Can I Kick It ? #1
Abdallah – Dans mon coin
Alpha Wann – Freestyle Alpha Wann pour Can I Kick It ? #1
Anton Serra - Frandjos
Anton Serra – Not’Ville (ft. Lucio Bukowski)
Anton Serra – Pain d’épices (ft. Lucio Bukowski)
Anton Serra - Putain quelle honte !
Dabaaz – Freestyle Dabaaz pour Can I Kick It ? #1
Deen Burbigo – Freestyle Deen Burbigo pour Can I Kick It ? #1
Derka - JT De Derka N°23
Didaï – Freestyle Didaï pour Can I Kick It ? #1
Disiz – Freestyle Disiz pour Can I Kick It ? #3
Esso – Freestyle Esso pour Can I Kick It ? #1
Fababy - Maintenant
Fayçal – Mélodie d’un jour de Juin
Greg Frite – Freestyle pour Can I Kick It ? #1
Greg Frite – Freestyle Greg Frite pour Can I Kick It ? #3
Greg Frite – Les gros mots de Greg Frite – n°29 (Kicker)
H Magnum - J’ai les crocs (ft. Maître Gims)
Infinit - Cigarette de joie (ft. Alpha Wann)
Jazzy Bazz – Freestyle Jazzy Bazz pour Can I Kick It ? #1
Kery James - Contre Nous (ft. La Ligue, Youssoupha & Médine)
Lil Wayne – Money on my mind (ft. Booba)
Loveni – Freestyle Loveni pour Can I Kick It ? #1
Meska’Peal – Freestyle Meska’Peal pour Can I Kick It ? #1
Nadir Greany – Freestyle Nadir Greany pour Can I Kick It ? #1
Oxmo Puccino - Freestyle Oxmo Puccino pour Can I Kick It ? #1
R.E.D.K. – Kalash Remix
Rimcash – Freestyle Rimcash pour Can I Kick It ? #1
Rohff – Pervertie
Yann Ichon – Freestyle Yann Ichon pour Can I Kick It ? #1
[Top 10 des visites de la semaine]
1 – Maître Gims – J’me tire (23,466)
2 - La Fouine – Ma meilleure (6,355)
3 - Booba – Kalash (4,889)
4 – Booba – Jimmy (4,734)
5 - Maître Gims - Meurtre par strangulation (4,065)
6 – Youssoupha – On se Connaît (3,963)
7 - Booba – A.C. Milan (3,885)
8 - Kaaris – Zoo (2,830)
9 - La Fouine – Autopsie 5 (2,779)
10 - Booba – Wesh Morray (2,393)
Interview Sexion d’Assaut
À l’occasion de la promotion d’Urban Peace 3, organisée par Skyrock, nous avons été sollicités pour interviewer certains des artistes participants. Parmi eux la Sexion d’Assaut, représentée ici par Maska et JR O Chrome. Retour sur leur "Apogée", sur leurs différents projets solos, ainsi que sur leur label Wati-B et les artistes qui gravitent autour.
RGF : Salut les gars. On est réunis ici parce que vous allez participer à Urban Peace 3 : vous êtes heureux, ou c’est juste une grosse date de plus ?
Maska : Non c’est l’Apogée ! C’est très représentatif pour nous, on a voulu être sur cette scène depuis toujours, et aujourd’hui on y est, donc c’est une fierté ! C’est pour ça qu’on va assurer le show, et être à la hauteur de l’attente du public.
RGF : Avec une heure de show, vous êtes le groupe qui a le plus de temps de concert, devant même IAM qui a une demi-heure.
Maska : C’est vraiment un grand plaisir pour nous, c’est à l’image de l’année qui s’est écoulée. Avant on travaillait pour faire notre passion, maintenant notre passion est devenue notre travail, donc on est vraiment contents.
RGF : Fin de "L’Apogée" : vous allez faire quoi par la suite ?
Maska : JR va faire un projet commun avec Doumams, et moi je suis sur un projet solo. Je l’ai déjà terminé à 80%. Je peaufine l’image là, pour que mon public puisse réellement apprécier la couleur de ce que je fais.
RGF : Il ressemble à quoi, ton projet ?
Maska : Il me ressemble beaucoup à vrai dire. Je suis quelqu’un qui porte beaucoup d’attention à l’écriture, et je viens quand-même de l’école de la Sexion d’Assaut, donc je ne passerai pas à côté de la musicalité. Je vais essayer de mêler le fond et la forme comme on l’a toujours fait, mais avec mon identité.
RGF : Et toi JR, à quoi va ressembler ton projet avec Doomams ?
JR : Nous, on va tenter de faire quelque chose d’un peu éclectique. On est un peu les deux personnes les plus "rap" du groupe, les gens nous ont un peu collés cette étiquette, donc on va aussi essayer de s’en décoller. Faire des morceaux qui bougent un peu plus, voir des univers différents…
RGF : Ce n’est pas trop difficile de passer d’une formation à huit personnes à un album solo ou un duo ?
Maska : Non, en fait pas du tout. Déjà, le groupe est toujours derrière, à surveiller et conseiller dans nos solos. Ensuite, ça permet aussi de se perfectionner, de découvrir la musicalité d’une autre façon, plus personnelle. Gims apportait beaucoup de choses sur les projets du groupe ; là je dois vraiment "cuisiner" mon morceau tout seul, y apporter les différents ingrédients moi-même. Ça me fait vraiment kiffer, en fait !
"On veut d’abord mettre en avant et extrapoler chaque personnalité du groupe."
RGF : Vous avez une date de sortie ?
JR : Tous les deux, on le sortira l’an prochain.
RGF : Est-ce que le groupe Sexion d’Assaut a déjà d’autres projets en préparation aussi ?
Maska : Oui bien sûr ! En fait, on a déjà le nom du prochain album depuis longtemps. Mais avant de communiquer sur la Sexion, on veut d’abord mettre en avant et extrapoler chaque personnalité du groupe. On a tous des personnalités et des univers différents, ce serait dommage de ne pas les exploiter.
RGF : Votre musicalité est justement l’une des plus développées dans le rap. Est-ce que vous vous définissez encore en tant que "rappeur", ou êtes-vous plus que ça ?
Maska : Peut-être aussi que c’est le rap qui est plus musical qu’avant, et pas uniquement nous. Dès le début, nous, on a été très musicaux. Et avec l’expérience, en effet j’ai l’oreille plus fine qu’avant, donc je développe plus la musique.
RGF : On dit que 30% des revenus des rappeurs sont dus aux produits dérivés : la Wati-Boutique, c’est comment ?
Maska : Elle marche très bien ! On est contents de ça aussi. Après, pour tout ce qui est chiffre à proprement parler, c’est le travail de Dawala, le boss du label. Nous, on a rien à dire là-dessus. On est certes parfois en mode "marketing businessman" parce qu’il faut bien faire tourner la baraque, mais ce n’est pas notre métier. Nous, on est des artistes.
RGF : Comment s’appréhende le changement de statut, de "jeune rappeur" à "phénomène national" ?
Maska : C’est comme tout : c’est juste une question d’organisation. Tout le monde fait sa vie. Tout le monde fait des enfants. À ce moment-là, tu changes d’organisation, simplement.
RGF : À ce propos, comment va Lefa ? Il est toujours dans le groupe ?
Maska : Oui, bien sûr. Dans la carrière d’un artiste, parfois tu prends des pauses. Ça nous arrive à tous, même si on ne communique pas là-dessus. Ce sont des problèmes de sa vie privée qui ne s’accordent pas avec son statut de rappeur. Mais il est toujours dans le groupe, ne t’inquiète pas.
RGF : Est-ce qu’on verra plus L.I.O. dans le futur ?
Maska : Ouais, bien sûr ! Déjà, il est en featuring sur un gros morceau de mon album, et il prépare aussi un projet qui s’appelle "Vive l’Afrance". Il sera aussi plus présent en tant que membre de la Sexion d’Assaut.
RGF : Vous sortez aussi beaucoup de jeunes rappeurs de l’underground, comme c’est le cas de The Shin Sekaï ou de L’institut. Est-ce que vous n’avez pas peur qu’on les catalogue trop vite "rappeurs Wati-B", sans vraiment écouter ce qu’ils ont à apporter ?
Maska : Non, je pense qu’ils ont vraiment leur charisme, leur identité. Ils ont évolué avec Sexion d’Assaut, donc ils ont appris des petites clés, des petits sharingan ! Mais ils ont carrément leur identité à part entière. Pour côtoyer Shin Sekaï personnellement, et pour être souvent en studio avec eux, je peux te dire que leur projet va être super lourd. Je suis dessus, et eux seront sur le mien.
"On n’exclut pas du tout de faire des featurings, mais pour le moment on n’a pas fonctionné comme ça"
RGF : On ne vous voit pas trop vous mélanger avec des artistes extérieurs au Wati-B : pourquoi ?
Maska : C’est parce qu’on est déjà beaucoup dans le groupe, et chacun apporte son rap, son image et sa musicalité. On se complète très bien, donc on pense qu’on n’a pas forcément besoin de faire appel à un autre pour nous apporter ce que l’on veut. On n’exclut pas du tout de faire des featurings, mais pour le moment on n’a pas fonctionné comme ça.
RGF : Et parmi les rappeurs que vous écoutez, on trouve quoi ?
Maska : Moi j’adore la plume, donc forcément j’aime ce que fait Youssoupha. J’écoute aussi Fababy, qui a de bonnes punchlines. J’ai vu des freestyles de L.E.C.K. où il kickait bien. Et sinon, bien sûr, on en parle beaucoup, mais j’aime vraiment ce que font L’institut et Shin Sekaï.
RGF : Hors-sujet, mais déconcertant. Pourquoi Gims dit-il dans "Meurtre par strangulation" que les employés de Disney se mangent la bite à Mickey ?
Maska : (rires) Il n’y a rien de subliminal là-dedans ! En fait, il a travaillé à Disneyland à un moment, et il a vu l’envers du décor. Tout ce qu’on nous cache, genre les personnages qui enlèvent leurs masques et fument un bédo ou une clope. Ce n’est pas forcément le coté féérique qu’ils veulent faire voir, et ça a un peu marqué Gims.
Weekly Roundup 11 – Les morceaux ajoutés/expliqués du 12 Avril au 18 Avril
Voici les lyrics postées par la communauté Rap Genius France entre le 12 et le 18 Avril, elles peuvent ne pas être encore expliquées :

Black Kent – 6 Foot 7 Foot Freestyle
Demi-Portion – Juste avec un piano
Derka (ft. H Magnum) – JT De Derka N°22
Eklips – Clash
Eklips – SkyzoFrench Rap 1
Georgio – Freestyle
Greg Frite – Capiche
Greg Frite – €ur$up
Greg Frite – Gregotrip
Greg Frite – Les gros mots de Greg Frite – n°28 (Pécho)
Greg Frite – Les Portes
Greg Frite – Orgasme
Greg Frite – Sa mère
Nakk Mendosa – Dans la zone (feat. Grödash)
Rohff – Ça fait plaisir
Saïan Supa Crew – La Preuve Par 3
Seth Gueko – Bulldozer
Emile Zola – J’accuse
[Top 10 des visites de la semaine]
1 – Maître Gims – J’me tire (29,995)
2 - La Fouine – Ma meilleure (8,111)
3 - Youssoupha – On se Connaît (4,591)
4 – Maître Gims - Meurtre par strangulation (4,209)
5 - Booba – Kalash (4,132)
6 – Booba – A.C. Milan (4,081)
7 - Kaaris – Zoo (3,010)
8 - La Fouine – Autopsie 5 (2,857)
9 - Booba – Caramel (2,270)
10 - Booba – Maitre Yoda (2,270)
Règlement du concours #Tweetcommerapgenius
Règlement :
Il suffit de parodier à l’extrême les explications de Rapgenius en faisant volontairement de la sur-interprétation.
Et de les publier sur twitter ou en commentaire avec le hashtag #Tweetcommerapgenius
En effet, parfois, dans un élan d’imagination, nos genius voient des choses pas forcément voulues par l’artiste lui-même.
Il faut donc exagérer le trait, comme ci-dessous :
Suite au succès de la première édition, nous avons décidé de vous récompenser en offrant deux places aux cinq gagnants pour le concert de 1995 le 19 avril au Palais des sports de Paris.
Bien sûr, comme le prix concerne 1995, les lignes parodiées peuvent être en relation avec ce groupe, mais ce n’est pas une obligation.
Weekly Roundup 10 – Les morceaux ajoutés/expliqués du 29 Mars au 11 Avril
Voici les lyrics postées par la communauté Rap Genius France entre le 29 Mars et le 11 Avril, elles peuvent ne pas être encore expliquées :
1984 - Choc et effroi
1984 (feat. VII) - La fenêtre des somnanbules
Anton Serra – Aimer tue
Anton Serra – Sans toi
Anton Serra - Zaïro
Derka - JT De Derka N°21
Disiz – Dans le ventre du crocodile
Disiz - Faire la mer
Disiz - Jolies Planètes
Disiz - Les Équilibristes
Disiz - Les Monstres
Disiz - Paradoxe
Disiz - Problème XXX
Disiz – Rien comme les autres
Disiz - Trans-Mauritania
Disiz – Yeah Yeah Yeah
Don Choa - Aaah
Don Choa - Apocalypse
Don Choa - Don Choa Mitraille
Don Choa - Doucement
Don Choa - La Vérité Blesse
Don Choa - P’tit Bordel 2
Don Choa - Vapeurs Toxiques
Fabe – Classique
Falcko - Bac – 8
Falcko - Baltimore
Falcko - Cabrón
Falcko - Ce genre de mec
Falcko - Certifié Classique (l’inédit)
Falcko - Hispanic Vegeta
Falcko - Immortel
Falcko - Le monde est flingué
Falcko - Marche ou Crève (l’inédit)
Falcko - Trop peu
Fayçal - Mes points d’interrogations
Greg Frite - Les gros mots de Greg Frite – n°25 (Dinguerie)
Greg Frite – Les gros mots de Greg Frite – n°26 (Grailler)
Greg Frite – Les gros mots de Greg Frite – n°27 (Yolo)
Kery James (feat. Corneille) - À l’horizon
L’indis - Code Barre
Lucio Bukowski - Freestyle n°3
Mac Tyer - Mon pote Omar
MC Solaar - La fin justifie les moyens
MC Solaar - Temps mort
Médine (feat. Tiers Monde) - Corde au cou
Némir – C’est plus pareil
Némir – Déception
Némir – Depuis que je suis né
Némir – Next Level
Passi – Émeutes
Psy4 de la Rime (feat. Kayna Samet) - Enfants soldats
Psy4 de la Rime (feat. Zaho) - Fallait le faire
Psy4 de la Rime - Follow me
Psy4 de la Rime - Le temps d’un instant
Psy4 de la Rime - Lever tôt
Rohff – Du fond du cœur
Rohff - Galaxy
Scylla - Freestyle dans la voiture
S-Pi – Delorean (Les Chroniques d’un G&G #1)
VII - Je suis d’ailleurs
VII - Post Mortem
Nirvana – Smelles like teen spirit (Traduction)
Craig David & Sting – Rise and Fall (Traduction)
Rouget de l’Isle – La Marseillaise (Version courte)
[Top 10 des visites de la semaine]
1 – Maître Gims – J’me tire (20,219)
2 - Booba - Kalash (4,053)
3 - Booba - A.C. Milan (4,029)
4 – Maître Gims - Meurtre par strangulation (3,338)
5 - La Fouine – Ma meilleure (3,266)
6 – Youssoupha – On se connaît (3,123)
7 - La Fouine – Paname Boss (2,909)
8 - Booba – T.L.T (2,837)
9 - Kaaris – Zoo (2,742)
10 - Lacrim – Luca Brazi (2,480)
Interview Kamelanc’
Rap Genius France : Commençons par le plus important : ton retour dans le rap. Comment ça s’est passé, qu’est-ce qui t’a poussé à revenir ? Pourquoi avoir décidé brusquement d’arrêter ? C’est pour te consacrer à ton sport de combat ? (ndrl le pancrace)
Kamelanc’ : J’ai arrêté un peu pour ça, j’ai arrêté aussi parce qu’à un moment donné ça te gave… D’ailleurs sur 10 artistes, il y en a peut-être 9 qui ont voulu arrêter… J’ai voulu arrêter ça, mettre de côté la musique, je me reconnaissais plus dans ce qui se faisait. Puis après, avec le temps… La passion revient, surtout l’envie d’écrire ! J’suis un mec qui a besoin d’écrire., j’ai commencé à réécrire, ensuite le studio me manquait, j’ai repris progressivement ; en fait ça s’est passé très simplement.
RGF : Tu continues le sport ?
Kamelanc’ : Je continue, la compétition j’ai arrêté depuis plus d’un an mais je continue toujours à m’entraîner : c’est ma deuxième passion après la musique.
RGF : Quelles ont été tes autres occupations pendant cette période ?
Kamelanc’ : J’ai beaucoup voyagé, le sport toujours, j’ai aussi concilié les deux : j’ai fait de la compétition dans la salle de sport d’un ami à moi à Los Angeles.
J’ai pris du bon temps, la musique ça prend beaucoup de temps, ça te bouffe toute ton énergie.
RGF : T’avais besoin d’une pause ?
Kamelanc’ : C’est ça, j’avais besoin de couper.
RGF : T’es de retour avec un nouvel album : Coupé du Monde. Quelles seront les principales différences avec tes précédents opus ?
Kamelanc’ : Il sera complètement différent : depuis que j’ai arrêté, j’ai vécu beaucoup de choses qui font que je suis plus le même homme. J’ai pris de l’âge et de la maturité, (ndrl : 34 ans), on peut dire que je suis plus le même personnage.
RGF : Ta « pause musicale » pourrait être comparée à celles de Disiz ou de Kery James ?
Kamelanc’ : C’est exactement pareil. Quand tu nous regardes bien, on est à peu près les mêmes personnages.
RGF : Oui, ils ont fait un détour, ils ont arrêté la musique et se sont mis dans la religion pendant un moment.
Kamelanc’ : Oui, pour se retrouver spirituellement, être complètement en dehors du personnage dans la musique, passer d’un extrême à un autre.
RGF : Ton album sera-t-il plutôt dans l’egotrip, on pense notamment à la période T’1kiet avec Rohff, ou dans le plus personnel, avec Le charme de la tristesse notamment ?
Kamelanc’ : En fait, comme je le disais, l’album Coupé du Monde, c’est l’album de la maturité. J’aurais pu faire des morceaux comme j’ai fait précédemment dans l’album « Le charme en personne », ou « Le frisson de la vérité », mon deuxième album. Mais j’ai préféré faire des titres qui me ressemblent plus à cette période-là, pour justement faire le deuil de ce que j’ai fait avant… Sachant que je regrette pas ce que j’ai fait ! Mais un artiste doit vivre avec son temps, et je me dois de faire la musique que je vis. Je peux pas me permettre de parler des mêmes choses qu’hier.
RGF : C’est justement ça, le lien avec le nom de ton album « Coupé du monde » : prendre du recul est en quelque sorte le thème principal.
Kamelanc’ : C’est pour ça. Sachant que quand j’ai écrit cet album, c’était à une période de ma vie où j’ai été beaucoup éprouvé, j’ai vécu beaucoup d’épreuves : je ne pouvais pas me permettre de revenir de la même manière.
Les gens doivent savoir ce qu’il s’est passé entre la période avant cette pause, et mon retour.
RGF : Un petit mot sur ton retour avec La fouine, avec qui tu es passé d’un conflit… au succès de la collaboration Vécu (ndrl : près de 15 millions de vues sur Youtube le jour de la publication de cette interview). On t’a vu aussi faire la tournée de Capitale du Crime 3 puis signer sur « S-Kal records », une structure de la « Banlieue Sale ». Comment s’est passée la rencontre ?
Kamelanc’ : Après l’histoire du clash, chacun faisait son rap de son côté, tout en gardant chacun sa propre image. Certes on était en froid, mais lui faisait son travail, et moi le mien, rien de plus.
Ensuite, un ami en commun m’a contacté via la Fouine pour se voir et éventuellement collaborer, c’était en 2008. (ndrl : bien avant "Vécu", sorti en 2011)
J’ai eu plusieurs demandes de rencontre. Au début j’ai pas voulu, parce que je ne voyais pas l’intérêt d’une éventuelle collaboration.
Puis, par surprise, au téléphone j’ai eu la Fouine. On a discuté ensemble de sorte que les tensions s’apaisent, puis ses managers m’ont contacté pour travailler ensemble.
RGF : Sur « Pour en arriver là », tu es d’ailleurs en featuring avec la Fouine. Tu peux nous en dire un peu plus sur le concept du morceau, et de quoi ça parle ?
Kamelanc’: C’est la suite du morceau "Vécu", dans lequel on relatait les expériences qu’on a vécues dans notre vie. Ce morceau-là parle de la période où je rappais avant ma pause musicale.
"Ce qui m’énerve dans les histoires de clash, c’est qu’après le hip-hop devient la risée des médias…"
RGF : Une question sur le morceau "Vécu" : on a remarqué que les braqueurs dans le clip vous prennent en otage, j’ai eu l’impression que c’était le public qui était représenté par cette métaphore. Ce public qui vous forcerait à agir malgré vous… C’était le but ?
Kamelanc’ : Entièrement, il y en a pas beaucoup qui ont compris ça (rires). Mais oui, c’était le but de ce clip.
RGF : Le morceau « Pas besoin » est un morceau issu de ton album, en featuring avec Atheena. Après l’écoute du morceau, une question m’est venue : tu as besoin de quoi pour faire du rap ?
Kamelanc’ : Dans le deuxième couplet, je disais justement ce dont j’avais besoin. Le morceau était un coup de gueule : en fait j’ai besoin de rien, si ce n’est d’une feuille et un stylo, et de faire ce que j’ai à faire.
J’ai écrit ce morceau à une période où beaucoup de gens ont ressurgi après mon retour dans la musique, uniquement pour des intérêts. J’avais donc besoin de m’exprimer et de mettre une distance avec ces gens-là.
RGF : Quel sera le thème abordé dans le morceau « Le charme de la tristesse 2 ». Un thème personnel, comme le précédent ?
Kamelanc’ : Non, pas exactement. Le morceau sera « global » : c’est une vision des évènements d’actualité d’en ce moment, une sorte de morceau symbolique de ce qu’il se passe. Donc forcément, le morceau est assez négatif.
Mais, c’est vrai qu’il y a quand même une partie personnelle, même si j’ai pas voulu faire le même morceau que « Le charme de la tristesse (1) ». Premièrement, parce qu’un classique reste un classique, je pourrais plus faire pareil. Et deuxièmement parce que, comme j’ai dit précédemment, je passe à autre chose, j’ai voulu faire la suite. D’ailleurs c’est parce que les gens en concert adorent ce morceau : quand je fais une tournée, c’est le morceau que les gens réclament le plus ! Alors je me suis dit, pourquoi ne pas faire le 2 ?
RGF : Tes artistes du moment ?
Kamelanc’ : Les rappeurs de ma génération comme Kery James, Oxmo Puccino etc.
D’ailleurs, ça me flatte d’être parmi eux par exemple dans les 30 ans du Hip-Hop… Après pour la nouvelle génération, j’ai pas trop d’affinités.
Ce qui se fait en termes de rap de rue, street, etc., je suis pas du tout fan aujourd’hui. Après je respecte chaque artiste.
Mais j’aime beaucoup Disiz, Orelsan, c’est des mecs qui ont leur propre univers : du rap qui a rien avoir avec ce qui se fait habituellement.
Pour le rap américain, en ce moment les rappeurs américains sont très productifs, et ils font vite la différence. Des mecs comme ASAP Rocky, je suis complètement fan.
RGF : Ta vision du rap game en ce moment ?
Kamelanc’ : En ce moment je trouve que les histoires qu’il y a eues, c’est en train de saouler les gens. C’est en train de prendre des proportions qui ont rien à faire dans la musique. Ce qui m’énerve dans les histoires de clash, d’égo etc., c’est qu’après ça le hip-hop devient la risée des médias… Les humoristes ne nous loupent pas…
Alors que le rap français avait quand même un pied dans la télé, un pied un peu partout. Et avec cette histoire, ça va étouffer tout ça. Malheureusement, c’est grâce à ça que le rap passe à la télé aujourd’hui. Ça parle pas de hip-hop ! C’est pour se foutre de notre gueule ! « C’est des zoulous, c’est des racailles, ils se battent entre eux… ». C’est ça qui est véhiculé.
C’est une contre-promo… En plus c’est même pas de leur faute, c’est à cause des rappeurs. Si y’avait des rappeurs comme Disiz, je pense pas qu’ils t’inviteraient pour parler de clash, parce que ces mecs-là sont pas dans ça.
C’est ce que j’ai voulu ramener sur cet album-là : parler de vie, de différents thèmes… Des choses essentielles !
RGF : Regrettes-tu de ne pas avoir formé un groupe avec Rohff ?
Kamelanc’ : Non, pas du tout. Je me suis aperçu que lui et moi étions des personnes totalement différentes. Artistiquement parlant, je suis plus du tout dans l’egotrip, dans "jeter des piques aux rappeurs"… Alors oui, j’y étais à un moment, mais c’est fini. Je suis dans l’artistique, je suis un artiste, je veux faire du rap parce que j’aime ça. Et surtout parce que je veux véhiculer une musique positive.
Je veux plus d’histoires avec plus personne, j’ai eu ma dose. Ça ramène à rien, et tu deviens facilement un vulgaire clown.
RGF : De Kamelancien à Kamelanc’ ?
Kamelanc’ : C’est un choix personnel : "Kamelancien" vient du surnom "ancien" de mon grand frère. Mais avec le temps, les gens m’appelaient plus "Kamelanc’ " que "Kamelancien". C’est un peu comme P. Diddy qui enlève le "P" de son nom pour s’appeler "Diddy". Je voulais enlever cette barrière avec le public, et surtout passer à autre chose, loin du Kamelancien"d’avant.
RGF : Après ton retour dans le rap, est-ce que ton public a évolué ? Tu as un nouveau public ou celui-ci t’a suivi ?
Kamelanc’ : En fait, je me suis pas trop renseigné sur ça, car ça pourrait me mettre des barrières. Je sais que tant que mon album n’est pas sorti, je n’ai pas encore fait mes preuves vis-à-vis du public d’avant. Alors oui, j’ai dû perdre un public d’avant, c’est sûr, je reviens un peu timidement. Mais je pense que quand cet album va sortir, tout va se remettre en place.
RGF : Des projets en préparation ?
Kamelanc’ : J’ai prévu de sortir une mixtape avec DJ Skorp
RGF : Après l’album, une mixtape… Une volonté de faire un peu comme les Américains ?
Kamelanc’ : C’est exactement ça, j’aime bien ce concept américain. C’est de la compétition envers soi-même, c’est dur de faire une mixtape après un album… Mais c’est le mieux. Il faut tenir le rythme, et je suis chaud pour continuer de travailler dans ces conditions de travail qui me correspondent totalement.
RGF : En quoi Def Jam et S-Kal te permettent d’avoir de bonnes conditions ? Qu’est-ce que ça t’apporte, et que font-ils pour toi ?
Kamelanc’ : Ils m’apportent la stabilité et le confort. À un moment donné, quand t’es un artiste, c’est pas que tu t’embourgeoises, mais t’as besoin d’un confort musical. Travailler avec Skalpovitch ("L’union fait la force"), c’est pas donné à tout le monde, et c’est grâce à S-Kal et Def Jam.
C’est comme un joueur de foot qui joue dans un petit club de campagne, et qui, du jour au lendemain, atterrit chez les Qataris au Paris Saint Germain ! Après t’es encore plus fort grâce à ces nouvelles conditions qui te permettent de bien travailler. Ça enlève un tas de galère, j’ai plus le problème du manque de studio, etc. J’avais tout pour faire un bon album !
RGF : À titre personnel, que penses-tu de ton album ?
Kamelanc’: Moi, je suis très content de cet album. Bien qu’il y ait moins de morceaux, c’est mon meilleur album, les morceaux sont plus aboutis, et il y a des thèmes qui me tiennent beaucoup à cœur. Des thèmes comme l’amour et les sentiment sont abordés, j’aurais jamais cru auparavant que j’en étais capable ! Et je pense qu’on en a vraiment besoin, étant donné les récents évènements dans le rap…
On a besoin de ça… Un peu de paix !
Retrouve ici les explications et les paroles de Kamelancien sur Rap Genius






